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Trois ans après ses débuts dans le bio, Guillaume Clément récolte les fruits (et légumes) de sa reconversion, résultat d’une ouverture constante vers ses clients

C’est en 2010 que Guillaume Clément a opéré un changement radical de vie professionnelle. Éducateur spécialisé, après avoir été éducateur sportif, le trentenaire en avait assez de ce travail difficile et ingrat avec des jeunes en difficulté. « Il devenait de plus en plus difficile de séparer vie privée et vie professionnelle. Je prenais de moins en moins de plaisir à aller au travail… Et de plus en plus de plaisir à m’occuper de mon potager. » La reconversion s’est faite naturellement.

7 000 m² pour les légumes

Il a fallu une année à l’ancien éducateur pour se former et devenir maraîcher bio. « J’ai beaucoup appris avec le GAB 17 (groupement des agriculteurs biologiques). C’est en fait plus facile de débuter directement en bio que de se convertir d’une agriculture traditionnelle au bio » précise Guillaume Clément qui, après trois années de vaches maigres, commence à pouvoir réellement dégager un salaire.

Installé en entreprise individuelle, le néopaysan n’a pas cessé d’augmenter sa surface cultivable (de 2 400 m² à l’origine à près de 7 000 m² en 2013). Le chiffre d’affaires est lui en constante progression. Pour ce qui est de la commercialisation, le maraîcher a opté pour Internet. « C’est le meilleur moyen pour enregistrer les commandes. » Sur le web, on trouve tous les légumes produits sur des parcelles situées à Asnières-la-Giraud et Saint-Jean-d’Angély. L’internaute choisit ses légumes et compose en ligne son panier que le maraîcher vient gratuitement livrer à domicile. Un plus que les consommateurs friands de bio apprécient, d’autant que le service fonctionne sans abonnement, ni engagement.

Une embauche en 2014

Passionné, il n’hésite pas à convier les enfants des écoles ou encore les touristes à venir découvrir ses cultures. Seul à travailler sa terre, Guillaume Clément possède un fichier clients de 250 foyers environ. « Je livre entre 30 et 40 paniers par semaine. »

Avantage appréciable par rapport aux AMAP (association pour une agriculture paysanne) qui sont nettement moins souples d’utilisation, « les jardins de Clément » offrent la possibilité à ses clients de choisir réellement leurs légumes. Bénéficiant d’un partenariat avec le magasin Biocoop de Saintes, le producteur bio envisage de recruter un salarié en 2014. « Cela me permettrait de pouvoir prendre quelques jours de congés l’été, » sourit l’exploitant qui partage équitablement son temps entre ses cultures et l’aspect commercial de son affaire.

Toujours l’année prochaine, et avec le soutien de l’association Croc’Etyc, Guillaume Clément devrait mettre une parcelle de 1 500m² à disposition de clients… qui n’auront plus qu’à récolter, en direct et donc avec un rabais substantiel, leurs légumes bio.

 

 

Publié le 07/11/2013 à 16h29 par Philippe Brégowy.

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